Les « spécialistes » ne comprennent rien
Nous avons tendance, dans nos visions extérieurs du monde et des différents pays, à ne les regarder qu’au travers des prismes des discours officiels, du leader, des postures officielle ou déclarations de principe. Il n’existe pas un souverain, un président, un leader ou petit chef de tribu, qui n’œuvre pas dans le sens du bien être de l’humanité, et pourtant, si peu qui font confiance en cette humanité qu’ils veulent servir! Ces leaders ont une idée bien précise du « bien être du peuple », qu’ils trimballent depuis leur jeunesse pour la plupart, et qui, au font, restent les mêmes une fois au pouvoir, beaucoup moins jeune. Et cette idée bien précise, toujours la même au fil des années, s’érige en dogme. Il ne s’agit plus dans les faits de « servir pour le bien être du peuple », mais d’imposer son idée ce « bien être », sa vision des choses, à la société entière. Et, en creusant la croûte des discours officiels, des leaders, des postures officielles ou déclarations de principe, nous voyons qu’ils organisent l’État de façon à protéger le dogme au pouvoir, et bien entendu, le leader qui le personnifie. C’est l’opposition entre la société et le système. Autre prisme déformant, celui des spécialistes et autres stratèges, économiste le plus souvent, géo politologue parfois, qui ont une maîtrise de toutes les données chiffrés. Ils maîtrisent toutes les colonnes de chiffres statistiques, les résultats de l’activité économique, les chiffres de la croissance… ils sont même capable de prévoir l’avenir de ces « pays », sur un très long terme, avec une exactitude tel que l’on passerait presque pour un imbécile si on les remettait en cause! La réalité du monde actuel leur appartient, et ce que sera le futur ne peut être autre chose que ce qu’ils disent à partir de donnés propre au contexte de leur époque. De cette façon de regarder le monde, dont il nous est présenté, figure une grande absente, un acteur fondamentale de l’histoire: l’humanité! L’humanité est aujourd’hui, dans ce monde de progrès, infaillible, efficace, où tout n’est qu’utile ou inutile, la grande absente de… l’histoire de l’humanité. Tout n’est plus qu’institutions et décisions, motivés par l’intérêt du système institutionnel, de la machine. L’humanité doit s’y plier, esclave de ces machines qui les dépassent. Ce monde de spécialistes, d’experts et d’analyses, qui oublient les réalités fondamentales du monde, l’existence, la vie, et l’évolution de celle-ci, les mutations, les changements. Comme de vulgaires chefs de sectes (et non d’écoles), ces gens ne sont finalement que des experts en ce qu’ils veulent croire et nous faire croire, au mépris du dynamisme de l’existence: rien n’est définitif.
Le changement, loi naturelle de l’existence
Une des caractéristiques de l’humanité, c’est d’être un animal vivant en groupe, de former des sociétés. Durant ma vie en société je n’ai jamais rencontré de gens exactement comme moi, mais beaucoup qui étaient radicalement différents, et d’autres un peu différents, mais différents quand même. Malgré cela, l’homme ne peut s’empêcher de se regrouper et s’organiser en groupes, en sociétés, par affinités et intérêts. Même si tout les hommes sont différents, former des associations est comme ancré dans l’humanité. A partir de là, des petits groupes d’hommes se trouvent d’autres affinités avec d’autres groupes, des objectifs communs, des aspirations communes, des mythes fondateurs communs, ou, tout simplement l’envie de construire une façon de vivre ensemble, d’appréhender le monde et construire une façon de vivre avec. A partir de ce point de départ, tout ces groupes, tout ces hommes, développent des perceptions et des points de vue sur tout ça, sur eux même et leurs relations. Naissent alors des contradictions au sein des groupes et des sociétés, parfois, même chez l’individu. Les meilleurs des groupes deviennent des maîtres,des enseignants, dispensant leurs sagesses, apprennent à leurs élèves à gérer ces problèmes de façon paisible et sereine, avec souplesse, d’autres, deviennent des prophètes détenteurs d’une espèce de vérité absolue qui doit être imposé aux autres. Ces contradictions et oppositions, de ces différentes composantes, peuvent s’opposer et amminé destruction ou violence, ou alors se transformer au contraire en énergie dynamisante pour l’ensemble, chacune des forces opposés stimulant ou poussant l’autre. Énergie dans une dynamique positive, ou force de destruction dépendent de la logique dans laquelle sont organisés ces composantes diverses, ces diverses membres, dans le rapport de force autoritaire et rigide, ou dans la logique de débat, ouvert à touts les points de vue, permettant à chacun d’apporter de bonne fois sa pierre à l’édifice sociale, à la civilisation. C’est-ce que l’on peut appeler une société morte (rigide et fermé) et une société vivante (souple et ouverte). Les hommes changent tout le temps, tout les jours, à chaque seconde selon ce qui se passe en eux et autour d’eux, et surtout, leur façon de vivre avec le Monde, les société et les pays sont à l’image de leurs fondateurs et de leurs membres, humains, que nous le voulions où non. Ne vaut-il pas mieux le vouloir?
La « stabilité », vulgaire conservatisme ou vision étriqué des choses
Les changements font partit intégrante de l’existence, la vrai stabilité, la pérennité d’un système, d’une civilisation, d’une société ainsi que le maintien de la paix et de « l’harmonie », la « société harmonieuse » si cher au si fin et si brillant et respectable « Hu Jin Tao » ou bien d‘autres encore. La stabilité, est présenté comme l’inverse du désordre, ou de la guerre, comme s’il s’agissait de phénomènes indépendant de l’environnement ou ces fléaux se développent. « Rien ne doit bouger sinon, c’est le désordre » pour la stabilité, dans une logique confondant « stabilité » et « pourrissement. Nos politiques, politologues et autres analystes justifient ainsi certaines dictature, dont la plus grande du monde parce que « de grands mouvements d’insatisfaction, ça prend d’énormes proportion tant ils sont nombreux, faut comprendre ça ». Un pouvoir qui se veux stabilisant en empêchant de si nombreuses personnes à bouger pour leurs aspirations, mais qui, pour imposer leurs projets n’hésitent pas à imposer ses propres bouleversements. Il existe pourtant des pays qui, changent de façon tout à fait pacifique, en toute… stabilité. Les pays où se développent la guerre civile, où autres troubles, sont justement ceux qui sont dirigés par des systèmes se présentant comme « stable », mais ne sont en fait que des machines destinés à imposer un rapport de force favorable et durablement incontestable. Et, cela, au mépris de la vie de la société. Un tel système, basé donc sur le rapport de force contre la société en conflit permanent contre l’habitant et son voisin, peut-il être qualifié de stable? Et si l’instabilité ne consistait pas d’avantage en la structure du système politique et sa nature et la nature de sa relation avec la société d’avantage qu’en l’existence d’événements violents et incontrôlé? Ce n’est en effet que lorsqu’une explosion violente a lieu que l’on entend parler de « rétablissement de la paix et de la stabilité ». « Rétablissement », comme si cette explosion venait de nulle part et comme si rien ne permettait de avoir arriver, sans prémices, comme si une réelle stabilité pouvait exploser d’un seul coup pour sombrer dans la violence. La stabilité, objectif absolu de nos si fin et si intelligents stratèges, n’est-ce pas justement accepter les changements et permettre à la société son renouvellement? Ces gens si intelligents et si brillant, pourtant, ne voient la stabilité que comme le maintien d’une donne, d‘un ordre établit à n’importe quel prix. Lorsqu’une société entre en révolte contre un ordre établit qui l’empêche de pousser, et de suivre son cour, les spécialistes et stratèges diplomates ou politiques prennent le parti de la « stabilité », mais en fait, n’est rien d’autre que le parti de « ce qui est », plutôt que l’ordre qui serait à venir. Rien d’autre que du pur et simple conservatisme. Une vision tout ce qu’il y a de plus dogmatique, et fatalement superficielle.
Nous le voyons donc, plus nous nous enfonçons dans « l’analysme » et le spécialisme, dans l’étude unique de données strictement rationnelles, le monde nous échappe et nous ne le comprenons plus. La « Raison » comme seule et unique grille de lecture du monde, le « rationalisme », semble donc montrer ses limites et sombrer justement dans une espèce de folie doctrinale: le fanatisme. Chose qui peut sembler un comble, mais au final, tout à fait naturel, de par la construction du Rationalisme comme seule et unique façon d’appréhender l’existence. Hors, si la Raison est une donnée permettant de comprendre les choses, force est de constater qu’elle ne suffit pas, et que les données les plus simples, stricts, maîtrisables et lisibles, mais seule, elle est insuffisante. Hors, l’existence dépasse notre compréhension globale de l’existence et du monde, car rien n’est durable ni éternelle, il ne sert à rien de s’accrocher aux idéologies, aux dogmes, aux institutions, pas plus qu’aux situations et aux objectifs. Les choses arrivent au fur et à mesure de l’existence, voguer sur les flots en suivant le courant, en paix avec soi même, avec l’histoire et avec l’existence. Ce flot, composé de tant de goûtes d’eaux, singulières mais unis pour former l’océan de l’existence, ensemble, jamais une goûte ne viens s’opposer ni s’imposer aux autres goûtes! Et il en va de même pour toutes les composantes du Monde, la nature, non animales, tel les végétaux! Au final, les analyses et les postures, ne sont que des croyances auquel on s’accroche, par peur du détachement, par peur de ne pas dominer ou maîtriser. Et c’est cette peur et par extension, cette soif de maîtrise, qui nous rend plus rigide, dogmatique idéologiques et superficiel. La « Stabilité » est un concept ou une posture tout ce qu’il y a de plus idéologique et hypocrite dans la bouche des diplomates ou des premiers raisonnables . La vrai stabilité, ne consisterait pas plutôt à assumer l’instabilité de façon à opérer les naturels changements sans heurts,de façon le plus paisible possible?