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Source : http://pgf6481157.blog.163.com/ Reporter : Beifeng Témoignage : Père de Peng Wenle Traducteurs : xxxx, quyuan2, Anonyme
Le 25 septembre (2008), j'étais dans un hôtel à Pékin. Dès très tôt le matin, M. Peng est venu me voir, je l'ai connu auparavant quand j'ai recommandé son blog dédié à la recherche des personnes disparues. Il est venu à Pékin en espérant pouvoir porter plainte à l’autorité supérieure, mais il a subit de nombreuses rebuffades. Malheureusement je ne pouvais l’apporter aucune aide. A 8H30, quand nous nous discutions dans le hall, il y avait des agents anonyme qui nous épiait.
Je ai donné le numéro de téléphone de l'avocat Liu Xiaoyuan à M. Peng. Je pensais qu'il lui serait utile. Une heure plus tard, M. Peng a été arrêté.
Parents cherchent leurs enfants en vain, leurs derniers espoirs : autorités de Pékin. Ces dernières années, un nombre incalculable d'enfants dans l'ensemble du pays a été volé ou kidnappé de force. Les crimes commis et les moyens employés sont de plus en plus violents, de plus en plus organisés, plus professionnels et plus internationalisés. Afin de retrouver les enfants, nous avons parcouru tout le pays, nous nous sommes endettés jusqu'au cou, certains sont devenus fous, tous les autres sont surmenés."
l'avis de recherche au Nid de l'Oiseau
Le 22 septembre, des parents des enfants perdus sont arrivés à Pékin de tous les coins du pays. Nous avons trouvé un hôtel pas cher(sous sol) pour dormir. Certaines familles sont extrêmement pauvres et n'ont pas les moyens de se payer l'hôtel et ont dormi à la gare de Pékin à l'arrivée. Après avoir nous rassemblé ; nous avons partagé les frais de logement et enfin ils ont pu dormir à l'hôtel. Nous avons décidé de se rendre au Nid de l'Oiseau le lendemain pour lancer nos avis de recherche. Nous étions une quarantaine de personnes venant de 10 provinces. le 23 sep, très tôt le matin, nous sommes arrivés à l'extraordinaire magnifique architecture dont tous les chinois sont fières. Mais, nous n'étions pas en humeur de l'apprécier. Nous sommes arrivés d'abord à l'entrée où il y avait déjà beaucoup de monde. Nous nous sommes mis en une ligne et exposé nos posters. Le but était de rendre au public nos histoires et d'avertir les parents à faire attention et protéger bien leurs enfant pour ne pas laisser l'occasion aux trafiquant d'enfant. Beaucoup de gens nous ont montré leur sympathie, et il y en a même des gens très généreux qui nous ont acheté l'eau minérale. Certains parents ne pouvaient plus contrôler leur chagrin, tout le monde commençaient à raconter ce qui leurs est arrivé, comment leurs enfants ont été volés. Un étudiant compatissant, voyant notre situation difficile, a accepté de nous aider à agrandir l'ampleur de la recherche. Un journaliste américain voulait nous interviewer. Nous l'avons refusé, parce que nous pensions qu'il vaut mieux laisser régler les choses par l'État chinois, évitant de mauvaise image face à l'internationale. Nous avons donc rangé nos avis de recherche pour aller nous rendre à CCTV, le média le plus important de la Chine , nous voulions apporter nos espoirs à CCTV.
Refus de la CCTV suite à notre demande d'aide Un étudiant au grand cœur s'est proposé pour être notre guide. Nous ne connaissons pas très bien Pékin. 40 parents aux destins tragiques se sont ainsi retrouvés aux locaux de la CCTV. Sur la route, nous avons ressenti que trois personnes nous suivaient, je pensais que c’est un mesure de sécurité au cas ou nous aurions des comportements trop excessifs. Devant l’entrée de CCTV, il y a une petite fenêtre. Y sont inscrits quelques caractères minuscules. "Sujets d'actualité, expressions d'aujourd'hui, accueil du public". Il était environ 16h30. Nous étions venus pour rendre compte de notre situation, mais les portes et les fenêtres étaient closes. Un policier militaire est sorti et nous a demandé ce que nous faisions ici. il semblait un peu nerveux devant 40 personnes devant lui. Nous lui avons expliqué le but de notre visite, que nous étions des parents qui, à travers tout le pays, avaient perdu leur enfant. Il nous a dit qu'il devait demander l’avis de ses supérieurs. Quelques instants plus tard, un homme est apparu dans le hall de la CCTV, impossible de savoir s'il s'agissait d'un chef. Je lui expliquai en détail que nous cherchions nos enfants. Il répondit que ce n'était pas à lui de décider, que cette affaire le dépassait et qu'il fallait l'autorisation de la SARFT (State Administration of Radio, Film, and Television) , si un tel reportage était diffusée, cela irait à l'encontre du slogan national de "société harmonieuse". Je comprenais ce qu'il voulait dire, il tournait autour du pot pour nous signifier qu'il rejetait notre demande. Alors que l'humeur des parents échappa à tout contrôle. Ils ont, l'un après l'autre, sorti de grands posters des avis de recherche de leurs enfants tout en bloquant l'entrée de la CCTV. Quelqu'un a alors dit que si la CCTV ne rapportait que le bon et ne parlait jamais du coté obscur de la société, comment la société pouvait-elle avancer ? Comment pouvait-elle être harmonieuse ? Tant d'enfants avaient été kidnappés, une situation tellement grave de la société, et la CCTV n'en parlait pas, alors à quoi pouvait-elle bien servir ? La situation devint alors chaotique, la sécurité de la CCTV appela la police 110. Et trois voitures de police arrivèrent en à peine 2 minutes. Pour éviter de compromettre notre projet, nous ne voulions pas affronter les forces de l'ordre. Nous fûmes tous interrogés et finalement, l'étudiant nous demanda de rentrer et lui laisser tout expliquer à la police. Alors, nous rentrâmes tous à l'hôtel. Puis ils emmenèrent l'étudiant au poste. Je me souviens avoir eu cet étudiant au téléphone. Ils lui avaient posé des questions à propos de notre situation, puis avaient demandé à un cadre de son université de venir le chercher. Il ne fut libre que vers 22h. Tous les parents étaient très reconnaissants envers cet étudiant qui fut en garde à vue tout ce temps pour nous. Dans le même temps, nous étions très indignés du comportement de la police. Elle n'était pas disposée à nous aider. Pour nous aider, voilà ce qui arriva à cet étudiant ayant le sens de la justice. Il était évident pour nous qu'à Pékin, le bien côtoyait le mal.
Intercepté par la Police
Le 24, en souciant d’être surveillé, nous avons quitté l’hôtel très tôt le matin, nous voulions aller au bureau de pétition suprême. Dès que nous somme sorties de l’hôtel, il y avait une voiture de police qui nous suivaient, plusieurs voitures se mettaient à nous suivre. En fin, il y avait 8 voitures de police qui nous suivaient dans la rue. Nous nous somme rendu compte qu’ils allaient passer à l’attaque. Lors que nous somme arrivés devant l’entrée du Magazin Xidan de l’avenue Chang’an, 4 policiers nous ont interceptés, ils nous ont demandé de leur montrer nos identités, pendant ce temps là, les autres préparent à l’attaque. J’ai retourné la tête pour compter le nombre des policiers, il y a 10 personnes par une voiture, 8 voiture fait donc 80 polices. Le père de Sun Zhuo a pété le plomb, il voulait monter aux polices la photo d’un trafiquant d’enfant, dizaine de policiers a pris violement sa gorge, et a tordu ses bras ainsi que ses cheveux. Ces vêtement sont déchiré par plusieurs mains. En voyant cela, tous les parents se sont regroupé pour donner du secours. 80 policiers sont tous descendus de leurs voitures et se mettaient à écarter les autres parents. Sun est ainsi trainé et poussé dans une voiture. Je suis allé protester cars nous n’avons pas d’acte illégal, et demandé pourquoi ils nous arrête . J’ai eu finalement le même sort que Sun, un policier a pris mes cheveux et m’a entrainé dans la voiture en disant : « tu ose à interroger le gouvernement, tu ose à menacer le gouvernement. » Nous somme désespérés, on est dans quelle société ? Ne somme nous dans une société harmonieuse ? Les soit disant police de peuple, nous ont traité comme des chiens. Et nous n’avons nulle part pour chercher la justice. Tous les parents se sont monté eux même dans les voitures de police pour montrer leur solidarité. Nous somme finalement arrivé dans un « camp de placement temporaire pour les pétitionnaire», en réalité c’est un prison, ils nous ont enfermé dans une cellule avec la porte en fer. Ils ont confisqué nos cartes d’identité. Dans la cellule, il y a des affiches partout qui condamne les pétionnaires illégaux. Il y a un pétitionnaires « professionnels » qui a pétitionné 429 fois, sans réponse, il est incarcéré pendant 15 jours. Dans ce camps, sans boire sans manger, mais il y a une boutique. Les pâtes instantané et de l’eau est aussi cher que dans les trains, j’admet vraiment ces policiers, ils gagnent leur salaires sur nous. J’ai voulu prendre une photo de souvenir dans cette cellule, mais les gardiens m’ont vu par leurs vidéos de surveillance. Ils sont venus à 4 et ont confisqué mon appareil photo. Ils nous ont dit : « ici, c’est nous qui décidons ».
Incarcéré dans le bureau de la pétition
L`apres-midi, le bureau de police de Xichanganjie a envoyé 2 cars incarcéré pour nous conduire aux bureau de la pétition du département de la sécurité public. un cadre de bureau trouve que nous somme trop nombreux. Il nous a ordonné de se mettre en une ligne. Et Il nous a demandé de sélectionner quelques représentants pour en discuter. Les parents ont tous hâte d’en parler.. certains d’entre nous sont déjà venu ici qui ne voulait pas entre car ils savaient les programs. – d’après eux il parait que la police ne fait rien d’autre que de tourner les affaires aux départements locaux.
Il y avait en tout 10 personnes qui sont entré et les autres restent dehors. Les autres parents ont décidé d’aller au bureau de bureau de la pétition nationale ou celui du Conseil des d’Etat. Peu après, les 10 parents qui sont reçu par la police nous ont téléphoné en disant qu’il fallait que nous retournions pour écrire des documents, sinon ils ne peuvent pas sortir. Nous avons décidé de ne pas laisser tomber les 10 parents. Nous avons y retourné. Une fois rentré, nous ne pouvions plus ressortir. La police m`avait promis de me faire un enregistrement avant de me libérer. Nous y avions cru trop facilement. Des chefs policier nous ont posé quelques questions. Après l’enregistrement, nous sommes forcé de monter dans un bus. Le bus est conduit vers la banlieue de Pékin sous le garder des 4 policiers. Tout le monde ne savait pas où on allait y aller
Incarcéré dans un centre de "subvention" Le bus circulait environ une demie heure, on est enfin arrivé dans une grande cour, à la porte de cour ca il était marqué: "le centre subvention de Jiujingzhuang" on ne sait pas ce que c’est ce genre d’endroit. Nous somme amené dans une grande pièce en tôle. Il y avait beaucoup de gardiens. Nous avons passé des contrôle de sécurité. Mon apparaitre photo était interdit. On nous a séparé selon la région sur notre carte d’identité. Nous sommes entré dans des grande cellules suivant les instructions des gardiens.. L’aménagement des cellules sont très précis, sur des planches c’est marqué les noms des provinces. Chacun rentre dans sa cellule correspondante. J’ai demandé pourquoi ils nous amènent ici? Pour faire quoi? Un gardien m’a dit: « Tous les pétitionnaires arrivent ici en fin de parcours. De venir ici c’est pour attendre votre gouvernement local qui vient vous chercher! » Il y en avait tellement de monde… J’estime environ 10mille… il y a tellement d`injustice! J’espère que les dirigeants du pays viennent ici,.c’est le meilleur endroit pour savoir la condition de vie du people.
Le plus âgé ont 70 ans, il y avait aussi des très jeunes… Je suis d’origine de HUBEI.. mais mon enfant a été kidnappé à Shenzhen… donc je restais dans la pièce de Guangdong.
Autours de nous sont des murs en fer… seulement une petite fenêtre pour respirer. Sur le mur c’est marquée des règles de pétition. J`ai discuté avec un pétitionnaire vieillard, il a dit que il faisait son pétition depuis 40ans pour réviser un procès depuis la révolution culturelle.
Pas mal de pétitionnaires sont incarcérés ici, Nous avons perdu totalement de liberté. C`est aussi un endroit cruel, de temps en temps on entendaient les cries… le pleure…. en fait, il y a des pétitionnaires qui ne veulent pas sortir car leur injustice n’est pas réglé, mais les responsables du gouvernement local sont venu les chercher et les conduit par la force.
J`ai vu une vielle dame était traînées par terre par la force. j'ai meme entendu dire que le suicidaire qui a tué un touriste américain pendant les JOs est aussi un pétitionnaire. Il est venu ici à chaque fois mais personne ne s'est interessé à lui. Désespéré il a fait un acte extrême.
Au bout de 4 heurs le responsable de ma région est venu me chercher. Il faut absolument les responsables de ta région qui viennent te chercher. J`ai dit au reponsable: mon problème ne concerne pas le gouvernement de ma région car mon enfant a perdu a Shenzhen. même si je dois sortir il faut les responsable de Shenzheng. Il m’a proposé de me sortir d’ici d’abord et examinera mon cas. Je suis ensuite emmené dans le bureau de représentant du gouvernent local à Pékin. Assigné dans l`hôtel, ma carte d’identité était confisqué. On m’a surveillé pendant 24h/24.
Je suis privé de liberté pendent 3 jours, quelqu’un de ma région est venu me chercher après avoir signé un papier de garantie pour assurer de ne plus venir de faire la pétition. On m’a donné un billet de train pour retourner a Shenzhen.
Pékin, la ville qui me fait trembler
On dirait au pies de l’empereur ici, ca nous a donné une leçon, les policiers de Pékin sont peut-être les plus travailleurs du pays. On voit les polices partout et les voitures de police partout. Ils sont en alerte partout.
Face à des pétitionnaires, Pékin dispose des moyens importants et sévère pour les décourager. C’est ce que nous n`avons pas prévu. Les policiers de Pékin ne correspondent pas aux images de bienveillance montrées dans la télévision. Je ne comprends pas pourquoi les parent qui ont perdu leur enfants comme moi non seulement ne peuvent pas avoir de l’aide et compassion des policiers de pekin, en plus ils sont très mal traités… Comment peuvent- ils faire ca? Pourriez vous imaginer, si votre enfant était perdu, dans quelle état seriez vous? Voici une citation d’un policier ” ose tu interpeller au gouvernement, ose tu faire du chantage à l’état?”
Pourtant…nous n`avons jamais faire une menace ou chantage au gouvernement ! nous sommes ici c`est que pour avoir une aider officiellement. Nous avons prie de vouloir que le gouvernement peut nous aider à trouver nos enfants… Tous les parents sont désespérés. En plein d’espoir nous somme venu a Pékin. Pourtant, Pékin n’est pas un endroit de justice. Ou peut on retrouver la justice? Est ce que ça existe en Chine ?
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